un gisement d’opportunités encore à explorer

Après l’étape inaugurale à Rabat, le roadshow «Les Régionales de l’investissement» du Groupe Banque Populaire a mis le cap sur Agadir avec en point de mire l’agroalimentaire qui caractérise bien le Souss. Après une édition réussie en 2021 où il s’agissait de discuter des moyens de relancer l’économie après un bouleversement sans précédent causé par la pandémie de la Covid-19, l’objectif cette année de ces Régionales est d’explorer les opportunités révélées par cette même crise et par d’autres et de les exploiter au mieux au profit de l’économie nationale. Et des opportunités, le secteur agroalimentaire en a énormément à saisir aussi bien sur le marché domestique qu’à l’étranger.

Du beau monde encore pour le roadshow «Les Régionales de l’investissement» du Groupe Banque Populaire qui a fait escale le 8 juin à Agadir. Plusieurs acteurs économiques, associations professionnelles, représentants de l’administration, agences publiques et élus de la région ont pris part à ce conclave axé sur le secteur agroalimentaire, une activité par excellence du Souss-Massa.


Ainsi, les intervenants ont chacun de son côté dressé l’état des lieux de la chaîne de valeur du secteur surtout l’amont, et essayé de mettre en valeur sa vision et sa part d’efforts afin de développer l’activité et d’accompagner les entrepreneurs dans leur mission qui est de créer de la richesse et d’assurer la pérennité et la prospérité de leurs entreprises. Il s’agit notamment d’œuvrer pour arriver aux plus hauts niveaux de qualité et de compétitivité afin de leur permettre de conquérir les marchés internationaux en adoptant les technologies les plus avancées et les plus efficaces, mais surtout en respectant l’environnement et les dispositions réglementaires mises en place pour intégrer la préoccupation écologique dans la stratégie globale de management.


Agadir en particulier, et la région de Souss-Massa en général, est aujourd’hui un vrai chantier à ciel ouvert. L’objectif étant d’en faire un pôle économique reliant les parties septentrionale et méridionale du Maroc, conformément aux Instructions Royales formulées dans le Discours prononcé à l’occasion du 44e anniversaire de la Marche verte, en se basant sur ses atouts et en essayant de résoudre les problèmes et faire face aux menaces qui risquent d’entraver son développement.

Pour cerner la réalité économique et les potentialités de la région de Souss-Massa, voici quelques chiffres éloquents, dévoilés par le directeur général de la Banque commerciale de la Banque Centrale Populaire, Jalil Sebti, lors de cette étape des «Régionales de l’investissement 2022» :
• 40 workshops ont été organisés par la Banque Populaire sur la région lors de la première édition en 2021, qui ont permis d’identifier 100 projets d’investissement avec un volume de 2 milliards, de DH, dont 1,2 milliard en besoins en financement.
• 54% de ces besoins en financement ont déjà été traités dont 20% dans le cadre du financement vert, soit 557 millions de dirhams de financements accordés, ce qui fait de la région d’Agadir la première en termes de projets concrétisés.
Ces chiffres sont sujets à évolution puisque d’autres dossiers sont en cours de traitement.

Dans le contexte de crise générale que connaît le monde aujourd’hui, il est primordial de corriger sans cesse le cap et de faire preuve de vigilance, agilité, surtout afin de saisir le maximum d’opportunités qui pourraient se présenter et tirer profit, ainsi, des changements que connaîtra la situation socio-économique. Parmi ces réalités nouvelles, les chaînes d’approvisionnement qui sont en train de bouger et les entreprises européennes, tirant les leçons de la crise de la Covid, veulent désormais de la proximité et de la sécurité au niveau de leur approvisionnement. Le coût de l’énergie, qui a littéralement explosé, renforce davantage cet état de fait. Ceci coïncide justement avec la stratégie du pays qui est d’assurer la souveraineté industrielle et alimentaire du Royaume. Il est essentiel donc d’adapter les plans d’actions du gouvernement, des opérateurs économiques et des entreprises pour répondre à ce besoin.

Un grand potentiel à l’export

S’agissant des exportations, il serait bon de savoir que le Maroc ne représente que 0,14% des échanges mondiaux. Donc, un potentiel énorme demeure à exploiter pour notre pays. Plusieurs destinations sont disponibles, mais il existe des marchés trop importants pour que l’on puisse les attaquer aujourd’hui. Cependant, il est des marchés naturels pour les produits marocains, à leur tête l’Afrique. Un continent abritant 1,3 milliard de consommateurs et qui importe pour 50 milliards de dollars de produits, mais avec des spécificités propres à chaque pays, d’où la nécessité d’une stratégie intégrée et adaptée aux réalités africaines.

Travailler l’amont agricole

Toute industrie agroalimentaire forte requiert une agriculture performante et pérenne. Le Maroc, qui, grâce au Plan Maroc vert, a pu accomplir d’énormes réalisations dans le domaine agricole, s’est fixé des objectifs encore plus ambitieux d’ici 2030 avec sa stratégie «Génération Green». Il s’agit notamment, comme le rappelle le directeur général de l’Agence pour le développement agricole (ADA), El Mehdi Ariffi, de :
Augmenter les rendements, toutes filières confondues, de 50% à l’horizon 2030.
• Diversifier l’offre en termes de filières de production, en accordant un intérêt particulier à certaines d’entre elles, comme l’agriculture «bio», appelée à se développer pour passer de 10.000 hectares actuellement à 100.000 d’ici 2030.
Agir sur les facteurs de production en élargissant l’assiette des terres agricoles grâce notamment au Chantier Royal d’un million d’hectares de terres collectives agricoles.
• Mettre en place un mécanisme qui permettra le transfert «intergénérationnel» du foncier agricole (aujourd’hui, 60% des agriculteurs marocains sont âgés de plus de 62 ans).
 Maintenir et renforcer les incitations financières de l’État, en les recentrant sur les priorités.
Monter à 1 million d’hectares la superficie des terres irriguées par la technique du goutte-à-goutte d’ici 2030.
Mettre en place des contrats de nappe en tant qu’outil innovant de gouvernance territoriale pour une gestion durable des ressources en eau.
Utiliser les ressources en eau non conventionnelles, comme le dessalement de l’eau de mer. La région d’Agadir est la première au Maroc et en Afrique à disposer d’une station de dessalement fonctionnelle à des fins d’irrigation.

La décarbonation, plus qu’«un prestige intellectuel»

Au Maroc, le secteur agroalimentaire, avec ses 2.000 entreprises, est le deuxième plus grand consommateur d’énergie avec 22% de la consommation nationale d’énergie. La décarbonation sera dès janvier 2023 un critère essentiel dans la grille d’évaluation de sa production destinée au marché européen. La réduction de l’empreinte carbone n’est en fait pas seulement «un prestige intellectuel», mais très certainement un élément essentiel dans le calcul de la rentabilité de l’entreprise qui, en réduisant sa facture énergétique, réalise des économies substantielles sur le coût de revient de ses produits et améliore de la sorte sa compétitivité sur les plans national et international.
Le Maroc accorde une importance primordiale à la question écologique, en premier lieu dans le souci de respecter ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale et de donner l’exemple quant au respect de l’environnement depuis qu’il a abrité les travaux de la COP 22 à Marrakech, et puis pour des raisons pratiques de facilitation d’obtention de certificat de conformité et d’amélioration de la compétitivité de ses exportations.
Plusieurs actions concrètes sont mises en œuvre dans ce sens :
• Sur le plan régional :
Créations de nouvelles lignes maritimes, à partir de septembre 2022, qui permettent le transport d’une partie des camions à bord de ferries vers Dakar et Abidjan (1.500 à 2.000 camions par mois partent de la région de Souss-Massa en destination de pays africains).
• Sur le plan national :
Les équipes de l’AMEE aident et accompagnent les entreprises à :
Calculer et réduire le bilan carbone.
Se doter et installer les meilleures technologies en termes de coût et d’efficacité énergétiques.

• Sur le plan du financement :
Les établissements financiers et en particulier la Banque Populaire proposent désormais aux entreprises le financement de solutions de management vertes : renouvellement des installations industrielles, adoption d’écosystèmes «verts» basés sur les sources d’énergies renouvelables. Ainsi, le financement des solutions clé en main (photovoltaïque par exemple) est accordé à taux préférentiel avec l’objectif de relayer les subventions de l’État dans ce domaine.

Digitalisation, l’autre enjeu pour le secteur

Un autre axe de réflexion et d’action sur le thème de ces «Régionales de l’investissement» à Agadir, a trait «digitalisation». En effet, le digital a investi tous les marchés et l’export moderne est en train d’en prendre la voie. L’enjeu énorme que représente ce point précis de l’effort de modernisation et de mise à niveau des entreprises marocaines impose la mise en place d’un plan d’action intégré et cohérent qui couvre tous les aspects organisationnels de l’entreprise :
• Sur le plan humain : Les ressources humaines doivent bénéficier de formation et de qualification en mesure de développer leurs compétences et leur assurer un niveau correct, voire élevé de maîtrise digitale qui leur permettra d’assurer un bon fonctionnement et donc les meilleures performances.
• Sur le plan technologique : L’importance du budget «Recherche et Développement» n’est plus à démontrer.
Toutes les ressources humaines, techniques et financières doivent être mobilisées pour rattraper le retard technologique et scientifique et combler le fossé digital de notre pays.
En l’occurrence, la Banque Populaire affirme travailler actuellement avec plusieurs startups marocaines pour imaginer, développer et offrir aux entreprises locales des solutions efficientes et rentables pour qu’elles se mettent au digital.

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Entretien avec Hamid Felloun, directeur général de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri)


L’industrie agroalimentaire met les bouchées doubles pour saisir les opportunités de croissance locale et à l’export

Dans cet entretien accordé au «Matin» dans le cadre des «Régionales de l’investissement» de la BCP, le DG de la Fenagri, Hamid Felloun, nous fait part des perspectives de développement du secteur agroalimentaire, appelé aujourd’hui à asseoir la souveraineté alimentaire du pays dans un contexte marqué par la flambée des cours des matières premières et intrants.

Le Matin : Dans quelle proportion le secteur agroalimentaire marocain est-il à même aujourd’hui de répondre à la demande locale et d’assurer ainsi la souveraineté alimentaire du pays ?

Hamid Felloun : Aujourd’hui, l’industrie agroalimentaire est incontournable au Maroc et connaît une forte croissance avec près de 33 milliards de dirhams de chiffre d’affaires à l’export, soit 15% des exportations industrielles, et 161.000 emplois en 2019.

Cette industrie est diversifiée et organisée autour de près de 10 principales branches d’activités aux besoins spécifiques, regroupant environ 2.100 acteurs et représente un chiffre d’affaires en croissance (plus de 158 milliards de dirhams en 2019).
Ce secteur bénéficie d’un dynamisme en termes d’investissement grâce notamment au Plan d’accélération industrielle et au Plan Maroc Vert, à travers la mise en œuvre du contrat-programme pour développer le secteur, ayant abouti à la création de plus de 83.000 nouveaux emplois industriels contre un objectif de 38.500.
Le contexte mondial et national actuel marqué par la pandémie sanitaire de la Covid, les tensions géopolitiques, les contraintes hydriques, etc. a mis en exergue la capacité de nos acteurs économiques à réagir efficacement, ce qui a permis la garantie d’un approvisionnement suffisant et régulier en produits alimentaires de notre marché domestique.
Cette situation a montré, également, à quel point cette industrie contribue à la souveraineté et à la sécurité alimentaire de notre pays d’autant plus qu’elle est connectée à l’amont agricole.

Quels sont les atouts du secteur qui inciteraient les investisseurs à y placer leur argent ? Quelles sont, à l’inverse, les principales contraintes à surmonter ?

La conjoncture actuelle montre à quel point le développement de l’industrie agroalimentaire représente un enjeu majeur avec un potentiel de croissance économique indéniable pour notre pays.
Cette conjoncture difficile, qui coïncide avec le lancement du plan de relance industrielle 2021-2023 et de la stratégie agricole «Génération Green 2020-2030», constitue une opportunité à saisir pour profiter davantage du fort potentiel et des nombreuses opportunités qu’offre notre secteur en termes d’innovation et de diversification de nos produits exportables, de la montée en gamme et d’exploration de nouveaux marchés potentiels.
L’industrie agroalimentaire présente un fort potentiel de développement au niveau local et à l’export.
Pour le marché domestique, il y a un potentiel important en rapport avec l’augmentation de la consommation locale de produits agroalimentaires, notamment avec la valorisation de la production agricole.
Un portefeuille de projets d’industrialisation est déjà identifié dans le cadre de la banque de projet de substitution du ministère de l’Industrie et du commerce.
En parallèle, il y a également l’opportunité de développement de nos exportations sur les plans de la diversification et de la montée en gammes des produits alimentaires et prospection de nouveaux marchés à l’export. À ce niveau, il est à souligner la mise en place au niveau du ministère de l’Industrie et du commerce, en coordination avec les professionnels concernés, d’une Task Force Export dédiée à l’accompagnement des acteurs pour le développement et la diversification de leurs exportations.
À noter également la possibilité d’élargissement des exportations soutenues par les tendances mondiales et exacerbées par la pandémie de la Covid-19 (accélération de la demande de produits éthiques et «green», recherche d’une meilleure traçabilité…) pouvant placer le Royaume en tant que hub d’exportation régional Afrique/Europe.
Le Maroc figure parmi les pays ayant conclu un nombre élevé d’accords de libre-échange avec 100 pays ce qui représente un marché de 1,5 milliard de consommateurs. À cela, s’ajoute la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2021 et qui renferme 1,5 milliard de consommateurs.
Dans un marché mondialisé, l’industrie agroalimentaire est appelée à renforcer davantage la Recherche-Développement et l’innovation à même de répondre aux enjeux d’adaptation aux nouvelles tendances en termes de changement de modes de consommation (adoption d’emballages actifs intelligents), de réglementations (taxe carbone, loi sur l’économie circulaire…). Ainsi, il est nécessaire de réglementer davantage le secteur malgré les réalisations enregistrées avec une normalisation en cours de sophistication pour une montée en gamme du secteur.

La perturbation des chaînes d’approvisionnement et la crise en Ukraine ont-elles ouvert de nouvelles perspectives pour le secteur agroalimentaire marocain ?

Effectivement, la conjoncture actuelle a ouvert l’opportunité à l’industrie agroalimentaire nationale de se repositionner en allant vers le renforcement de l’intégration locale en mettant en place une banque de projets d’investissement de substitution des importations des produits manufacturés par de la production locale dans la perspective de renforcer notre souveraineté industrielle.
L’industrie agroalimentaire mobilise l’équivalent de 10 milliards de DH de matières premières et intrants importés, soit un gisement de projets d’investissement à déployer au niveau local.
Au niveau de l’export, les acteurs économiques se sont orientés vers de nouvelles destinations telles que les marchés britannique, de l’Europe de l’Est, etc.

La succession d’années de sécheresse et le stress hydrique qui pèse sur certaines régions telle Souss-Massa, obèrent-ils le développement de ce secteur ?

L’industrie agroalimentaire joue un rôle essentiel dans la valorisation et la régulation de la production agricole en répondant aussi bien aux besoins du marché national que ceux des marchés étrangers. Ainsi, tout impact des conditions climatiques sur l’amont agricole se reflète automatiquement sur les branches d’activités agroalimentaires concernées.
Aussi, s’avère-t-il nécessaire de renforcer la résilience de l’amont agricole à travers l’introduction de la technologie de pointe tout au long de la chaîne des valeurs (conduite culturale, récolte…) afin d’optimiser l’utilisation des facteurs de production, dont l’eau, et par conséquent assurer la compétitivité du produit agricole sur les plans quantitatif et qualitatif.

Quel est le niveau de préparation du secteur à l’entrée en vigueur de la taxe carbone de l’UE ?

De nouvelles tendances internationales se profilent à l’horizon dont l’adoption des emballages durables, éco-responsables, voire des emballages actifs et intelligents et également la taxe carbone sur les importations. Ces tendances risquent de jouer le rôle de barrières non tarifaires pour nos exportations.
À l’instar des autres secteurs économiques de notre pays, l’industrie agroalimentaire est appelée à faire face à plusieurs défis, dont l’adaptation aux nouvelles tendances internationales en termes de réglementation.
Dans le contexte actuel où la décarbonation est plus que nécessaire, des efforts sont en cours pour mettre à la disposition des acteurs locaux des outils pour la réalisation de bilans d’émissions de gaz à effet de serre.
De plus, il est à souligner la présence de cabinets privés accrédités pour accompagner les acteurs dans le processus de certification carbone.

En 2021, la Fenagri a signé une convention avec le Groupe BP. En quoi consiste-t-elle et où en est sa mise en œuvre ?
La Fenagri et la Banque Centrale Populaire (BCP) ont signé, lors de l’escale des Régionales de l’investissement organisée le 13 juillet 2021 à Casablanca, une convention de partenariat ayant pour objectif d’agir conjointement pour soutenir et accompagner les acteurs des industries agroalimentaires dans leurs projets de développement à l’export et d’investissements. La BCP a ainsi accordé une offre tarifaire au profit des acteurs de l’écosystème agroalimentaire.
Nous allons bien évidemment poursuivre la mise en œuvre des termes de notre convention de partenariat avec un focus sur l’accompagnement des acteurs à l’export, notamment sur le marché africain où la BCP est bien ancrée.
 

Dossier réalisé par Hicham Oukerzaz

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                                                   DÉCLARATIONS

Mohamed El Haimer, président du directoire de la Banque Populaire Centre-Sud

«A ce jour, nous avons couvert près de 560 MDH des besoins de financement identifiés dans la région d’Agadir»
 

«Aujourd’hui, nous organisons la deuxième édition des Régionales de l’investissement au niveau d’Agadir. C’est une occasion par laquelle nous visons à fédérer tous les partenaires privés et publics autour de l’acte d’investir. Cet acte d’investir est pour nous très stratégique pour la création de la richesse et de la valeur ajoutée. C’est une occasion pour nous, également, de confirmer notre engagement à accompagner la dynamique que connaît la région et surtout financer tous les porteurs de projets quelle que soit leur taille ou nature d’activité. Cette année également, ces Régionales de l’investissement ont abordé un sujet particulièrement intéressant, en centrant la réflexion sur un secteur stratégique, à savoir l’industrie agroalimentaire. Pour la région d’Agadir, ce secteur est prioritaire et s’enracine dans son histoire, dans la mesure où elle a accueilli des entreprises agroalimentaires depuis l’époque du protectorat. C’est une région riche en produits agricoles et en produits de la mer, qui font l’objet d’un développement, d’une transformation et d’une valorisation. Le choix de ce secteur a également été dicté par son importance dans le plan d’accélération industrielle.
Nous voulons capitaliser sur le succès de la première édition, ayant permis d’identifier un potentiel d’investissement de 2 milliards de dirhams, avec des besoins de financement de 1,2 milliard que nous avons couverts, jusqu’à aujourd’hui, à hauteur de 560 millions de dirhams. Cela fait d’Agadir, la première région qui a pu drainer une enveloppe aussi importante qui touche pratiquement tous les secteurs.»

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Hamid Felloun, directeur général de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri)

«Le secteur agroalimentaire est mis au défi par la conjoncture actuelle»
 

«Notre Fédération est un partenaire de la Banque Populaire. Nous avons signé l’année dernière une convention de partenariat visant à mettre en relation les entreprises de l’agroalimentaire avec la Banque Populaire pour pouvoir vraiment profiter de tous les services offerts par cet acteur clé dans le secteur bancaire national en termes de conseil, d’accompagnement et bien évidemment de financement.
L’agroalimentaire, qui est un secteur clé de l’économie nationale, est étroitement lié avec tout ce qui est souveraineté et sécurité alimentaires de notre pays. La conjoncture de la pandémie et la conjoncture actuelle exacerbée par le déficit hydrique de la campagne agricole actuelle et la guerre en Ukraine ont vraiment “challengé” notre industrie en termes de réactivité et d’agilité et a démontré que notre secteur a été capable de réagir face aux difficultés. Nos marchés par rapport à l’approvisionnement en produits alimentaires n’ont manqué de rien. Ceci est vraiment un point important que nous devrions mettre à l’actif des opérateurs de ce secteur pour lesquels je tiens à réitérer mes remerciements pour leurs efforts louables. Cette conjoncture a également montré que ce secteur dispose d’un grand potentiel d’investissement, tant pour le marché intérieur que pour les activités orientées export.»


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Youssef Fadil, directeur des Industries agroalimentaires au ministère de l’Industrie et du commerce

«Plus de 260 projets agroalimentaires ont été identifiés dans le cadre de la Task Force Souveraineté»
 

«Le secteur des industries agroalimentaires est un secteur hautement stratégique. Il occupe une place importante dans le développement socio-économique du pays. Cette importance tient surtout au rôle que ces industries agroalimentaires jouent pour la sécurité alimentaire du Royaume en termes d’intégration entre l’amont agricole et halieutique et l’aval de transformation et en termes de création d’emplois. Les différentes filières qui composent le secteur agroalimentaire marocain connaissent aujourd’hui une réelle dynamique et plusieurs projets d’investissement ont été lancés ces dernières années grâce à l’offre de valeur que nous avons mise en place aussi bien dans le cadre du contrat-programme dédié au secteur que dans celui de la Task force Souveraineté.
Dans le cadre de cette Task force, nous avons identifié plus de 260 projets pour le secteur agroalimentaire, ce qui représente 25% de l’ensemble des projets d’investissement identifiés à date d’aujourd’hui. L’ensemble de ces projets-là va permettre au secteur agroalimentaire marocain de se développer davantage et de contribuer de manière substantielle au renforcement de la souveraineté industrielle et alimentaire de notre pays.»

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Driss Bouti, président de la CGEM de Souss-Massa

«Nous avons une feuille de route bien précise pour le secteur agroalimentaire dans notre région»

«Notre région est le leader national dans l’exportation des fruits et légumes et des produits de la mer, mais aussi de leur transformation. Il y a de très grands groupes installés dans la région d’Agadir qui sont des leaders nationaux, voire, pour certains, internationaux. Aujourd’hui, et à travers le monde, la sécurité alimentaire est le sujet d’actualité. Et donc le choix de cette filière de l’agroalimentaire pour notre région dans le cadre de ces Régionales de l’investissement du Groupe Banque Populaire est très judicieux. Nous sommes fortement mobilisés pour aller encore de l’avant pour mieux positionner notre région sur le plan international dans ce secteur.
Nous avons aujourd’hui une feuille de route pour notre région qui consiste, d’abord, à conquérir de nouveaux marchés, notamment en Afrique, et également d’implanter nos entreprises à l’international par le biais de rachat de petites et moyennes entreprises leaders dans des domaines agroalimentaires ou carrément d’entrer dans les capitaux de grandes entreprises au niveau mondial pour à la fois les attirer vers le Maroc, et avoir accès à de nouveaux marchés ce qui valorisera encore plus nos produits.»

 

Dans les coulisses de l’étape Agadir 

La ville d’Agadir a été la deuxième étape du roadshow “Les Régionales de l’investissement” de la Banque Populaire. Matin TV revient sur les coulisses de cette escale et les témoignages des invités venus en force échanger avec les experts de la banque autour du secteur de l’Agroalimentaire.

 

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